À la fine pointe du monde numérique : possibilités pour les institutions de la mémoire collective au Canada

Les institutions de la mémoire collective (bibliothèques, centres d’archives et musées) font face à de multiples défis, allant des changements technologiques aux nouvelles attentes du public, en passant par la rareté des ressources. Les documents culturels sont souvent créés sous forme numérique, et les objets plus anciens doivent être numérisés pour devenir plus accessibles au public. De plus, quel que soit leur type, les institutions de la mémoire collective ont la tâche difficile de conserver des fichiers numériques dans des formats qui demeureront utilisables à long terme. Les Canadiens, qui constituent l’une des populations les plus câblées au monde, s’attendent à ce que leur patrimoine soit accessible et puisse être découvert en ligne. Mais ce n’est pas toujours le cas : le contenu créé dans le passé et l’information numérique ne sont pas toujours accessibles. Les nouvelles modalités d’acquisition, de conservation et d’accès drainent les ressources des institutions de la mémoire collective, mais leur offrent aussi de nouvelles occasions de présenter leurs collections, de collaborer entre elles et d’intéresser le public.

Conscient de ces défis, et dans le but de mieux comprendre et aborder cette période de changement, Bibliothèque et Archives Canada a demandé au Conseil des académies canadiennes d’effectuer cette évaluation approfondie. Le Canada prend du retard, et d’énormes quantités d’information produites sous forme numérique risquent d’être perdues parce que bien des outils traditionnels ne sont plus adéquats. Loin de s’atténuer avec le temps, ce problème ne fera que s’amplifier si l’on ne s’y attaque pas.

À la fine pointe du monde numérique : possibilités pour les institutions de la mémoire collective au Canada explore les défis et les possibilités qui se présentent aux bibliothèques, aux centres d’archives et aux musées alors qu’ils s’adaptent à l’ère du numérique. Ce rapport aidera les personnes qui œuvrent dans ce domaine à reformuler leurs politiques et à reconnaître des occasions stratégiques. Enfin, le rapport fait état d’une grande variété de pratiques couronnées de succès ailleurs dans le monde et qui pourraient être envisagées dans le contexte canadien.

Principales conclusions

Le comité a reconnu la place qu’occupe aujourd’hui la réalité numérique pour les institutions de la mémoire collective, notant que pour tirer leur épingle du jeu, elles devront centrer leur stratégie et leur planification sur les technologies, les services et les possibilités du monde numérique. À défaut de cela, elles n’arriveront pas à suivre l’évolution des réseaux et des médias sociaux, la mobilité de l’information, l’abondance et la consommation de nouveaux contenus numériques et, ce qui n’est pas le moindre, les attentes croissantes du public.

  • Pour être en phase avec l’inévitable et fondamentale évolution numérique qui refaçonne la société, les institutions canadiennes de la mémoire collective doivent exercer leur capacité à prendre les devants.
  • Bon nombre des difficultés éprouvées par les institutions de la mémoire collective dans leur adaptation à l’ère du numérique ont trait à des problèmes techniques liés à la gestion du contenu numérique, au volume d’information numérique et aux efforts qu’elles déploient pour conserver leur pertinence.
  • Le monde numérique a le potentiel de changer de manière fondamentale la relation entre les institutions de la mémoire collective et leurs usagers. L’intégration d’une culture participative dans le fonctionnement quotidien des institutions de la mémoire collective leur permettra d’établir une relation authentique et durable avec le public.
  • La collaboration est essentielle à l’adaptation. Elle permet aux institutions de la mémoire collective d’accéder aux ressources essentielles pour offrir les services améliorés auxquels les usagers s’attendent maintenant à l’ère du numérique.

La question

De quelle manière les institutions de la mémoire collective peuvent-elles, en cette ère numérique, tirer profit des occasions et relever les défis liés à la transformation des modes de communication et de travail de la population canadienne?

Le rapport et les produits connexes

Le comité d’experts

Le comité d’experts sur les institutions de la mémoire collective et la révolution numérique est présidé par Doug Owram, MSRC, ancien vice-chancelier adjoint et recteur du campus d’Okanagan de l’Université de la Colombie-Britannique. La page comité d’experts sur les institutions de la mémoire collective et la révolution numérique donne la liste des membres du comité.

Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec :

Tijs Creutzberg, directeur de programme, 613 567-5000, poste 232 ou tijs.creutzberg@scienceadvice.ca.

Médias sociaux, prière de s’adresser à :

Samantha Rae Ayoub, Directrice des communications et des publications, au 613 567-5000, poste 256 ou au samantha.rae@scienceadvice.ca

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