Les institutions de la mémoire collective et la révolution numérique
Le ministre du Patrimoine canadien, au nom de Bibliothèque et Archives Canada, a demandé au Conseil des académies canadiennes (CAC) d’évaluer de quelle manière les institutions de la mémoire collective – dont les archives, les bibliothèques, les musées et d’autres institutions culturelles peuvent tirer profit des occasions qui se présentent et relever les défis liés à la transformation des modes de communication et de travail de la population canadienne en cette ère numérique.
Contexte
Au cours des trois dernières décennies, les Canadiennes et les Canadiens ont été témoins d’une transformation radicale des communications personnelles et professionnelles, laquelle a été portée par les nouvelles technologies. Alors que les premiers ordinateurs personnels et les systèmes de traitement de texte étaient généralement utilisés et appréhendés comme étant des machines à écrire sophistiquées, le virage technologique entamé dès les années 1980 a permis aux gens d’adopter différentes approches au travail et a multiplié les options de documentation de leur vie, de leur culture et de leur travail. La puissance informatique accrue, l’archivage électronique abordable et la mise en place généralisée de réseaux informatiques à large bande ont propulsé les méthodes de communication bien au-delà de notre capacité de bien comprendre toutes les répercussions de ces percées.
Avec le développement de nouvelles technologies des communications, les institutions traditionnelles de la mémoire collective s’emploient à tenir compte des types de fichiers qui sont créés et des façons dont les décisions sont documentées. Ces informations précieuses doivent être protégées et préservées à long terme. Dans le cadre de cette évaluation, le comité d’experts du CAC pourrait choisir d’examiner les données en lien avec les nouvelles tendances, les pratiques exemplaires adoptées à travers le monde, ou encore les points faibles et les forces qui caractérisent le Canada. Une fois terminée, cette évaluation offrira un portrait détaillé et équilibré qui viendra appuyer Bibliothèque et Archives Canada alors que cette institution explore les meilleurs moyens de gérer et de préserver l’énorme quantité de fichiers qu’ont permis de créer les technologies nouvelles et émergentes.
Le processus d’évaluation prendra de 18 à 24 mois. Ce processus prévoit que le rapport soit assujetti à un examen rigoureux par les pairs afin d’assurer que le rapport, dans sa version définitive, soit objectif, équilibré et fondé sur des preuves. Lorsque le conseil des gouverneurs du CAC aura examiné le rapport et l’aura approuvé, la version intégrale de ce rapport sera publiée sur le site Web du CAC dans les deux langues officielles. Pour de plus amples renseignements sur le processus du CAC, veuillez cliquer ici.
Question
De quelle manière les institutions de la mémoire collective peuvent-elles, en cette ère numérique, tirer profit des occasions et relever les défis liés à la transformation des modes de communication et de travail de la population canadienne?
Comité d’experts
Le conseil des gouverneurs du CAC a approuvé la question d’évaluation.
Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec :
Tracey McKinlay, coordonnatrice du Bureau des projets, 613-567-5000, poste 260, ou tracey.mckinlay@scienceadvice.ca.
